mercredi 9 novembre 2011

bob l'éponge is watching you



J'avais commencé mille phrases, pour dire l'ennui, le blues des businesswoman qui n'en sont pas, le fait que les semaines s'enchainent et se ressemblent tristement, pour dire toutes les voies qui se croisent et se séparent, le fait qu'on choisit ce putain de chemin et que faire demi-tour n'est jamais, jamais possible, qu'il faut attendre, patiemment, difficilement, le prochain carrefour pour arrêter le carnage, et dire que bordel c'est pas facile de prendre les bonnes décisions, pour dire la peur de tout rater, d'abandonner, de continuer, d'échouer, de réussir, de stagner, de changer, d'avancer, de vivre, de s'éteindre. Ca peut paraitre idiot de dire ça, pourtant, chaque minute détermine ce que va devenir ta putain de vie, chaque choix - même éclair au chocolat ou religieuse à la praline -, chaque semblant de décision, change tout.
Alors: qu'est-ce qu'on devient, maintenant? Où est-ce qu'on part, toi et moi? Je pensais que ce serait différent, qu'on pourrait vivre autrement, au moins quelques temps. Ma mégalomanie m'a toujours joué des tours.